En ce qui concerne la réceptivité et la connaissance, c’est la
réceptivité qui précède, et la connaissance qui suit ; la réceptivité
qui serait postérieure à la connaissance ne serait pas la véritable
réceptivité.
Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les plus grands esprits se sont toujours servis de leurs connaissances pour exprimer perceptions et se sont employés à intelliger leurs perceptions pour développer leurs connaissances. Lorsque pareille aptitude ne peut s’appliquer qu’à un problème particulier, c’est qu’elle ne repose encore que sur une réceptivité restreinte et une connaissance limitée ; il importe donc d’élargir et développer celles-ci avant de pouvoir saisir la mesure de l’Unique Trait de Pinceau.
Car l’Unique Trait de Pinceau, en effet, embrasse l’universalité des êtres ; la peinture résulte de la réception de l’encre ; l’encre, de la réception du pinceau ; le pinceau, de la réception de la main ;la main, de la réception de l’esprit : tout comme dans le processus qui fait que le Ciel engendre ce que la Terre ensuite accomplit, ainsi tout est fruit d’une réception.
Aussi, le plus important pour l’homme, c’est de savoir vénérer : car celui qui est incapable de vénérer les dons de ses perceptions se gaspille lui-même en pure perte, de même que celui qui a reçu le don de la peinture, mais néglige de recréer, se réduit à l’impuissance.
O Réceptivité ! Dans la peinture, qu’on la révère et qu’on la conserve, et qu’on la mette en œuvre de toutes ses forces, sans faille et sans trêve. Comme il est dit au Livre des Mutations : « A l’image de la marche régulière du cosmos, l’homme de bien œuvre par lui-même sans relâche », et c’est ainsi véritablement que l’on honorera la réceptivité
Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, les plus grands esprits se sont toujours servis de leurs connaissances pour exprimer perceptions et se sont employés à intelliger leurs perceptions pour développer leurs connaissances. Lorsque pareille aptitude ne peut s’appliquer qu’à un problème particulier, c’est qu’elle ne repose encore que sur une réceptivité restreinte et une connaissance limitée ; il importe donc d’élargir et développer celles-ci avant de pouvoir saisir la mesure de l’Unique Trait de Pinceau.
Car l’Unique Trait de Pinceau, en effet, embrasse l’universalité des êtres ; la peinture résulte de la réception de l’encre ; l’encre, de la réception du pinceau ; le pinceau, de la réception de la main ;la main, de la réception de l’esprit : tout comme dans le processus qui fait que le Ciel engendre ce que la Terre ensuite accomplit, ainsi tout est fruit d’une réception.
Aussi, le plus important pour l’homme, c’est de savoir vénérer : car celui qui est incapable de vénérer les dons de ses perceptions se gaspille lui-même en pure perte, de même que celui qui a reçu le don de la peinture, mais néglige de recréer, se réduit à l’impuissance.
O Réceptivité ! Dans la peinture, qu’on la révère et qu’on la conserve, et qu’on la mette en œuvre de toutes ses forces, sans faille et sans trêve. Comme il est dit au Livre des Mutations : « A l’image de la marche régulière du cosmos, l’homme de bien œuvre par lui-même sans relâche », et c’est ainsi véritablement que l’on honorera la réceptivité
Ryckmans Pierre. Les propos sur la peinture de Shi Tao
Shitao 'Conversation avec la montagne'