L'âme, à l'horizon, chute,
Depuis le soleil qui frissonne,
Plongée dans la mer, asphyxiée.
La mort l'emporte
Vers des cieux verticaux,
Que nul temps ne pénètre,
Et que nul rêve n'imagine.
Et le vide s'empare de la nuit,
Que le gouvernail fantôme,
Emmène vers la brume,
Atone de nos reliques
Reflets de nos espoirs noyés
Atone de nos reliques
Reflets de nos espoirs noyés
S'immolent alors les nuages,
Sous les montagnes décapitées.
Et les arbres aux grands âges,
Plongent leurs racines
Où crépite, ébruité,
Mon cœur solitaire.
Venin, poudre noire,
Se répand sans fin,
Sur le visage orphelin
des innocentes victoires,
Que les sourires égorgés,
Ont pleuré jadis,
Enfants, de la bonté,
Promis par l'amour,
Imposteur