Les fièvres qui dansent,
Sur les fronts enneigés,
Des monts endormis
Rêvent dans une transe,
De souvenirs ensevelis.
Les tambours thoraciques
Vibrent tels des stances,
Qui agitent le souffle
Du monologue amoureux,
Où explose à la vie
Le sang qui se fige
Sans un mot dans la nuit.
Notre parole s'en va,
dans l'opacité, impossible
des jours inachevés.
L'espoir éclos,
Sans crier gare,
Dans l'invisible pensée,
De nos regards.
Nos flancs s'agitent,
dans le tumulte silencieux
De ce qui ne peux naître.
Épopée invariable,
Que rien ne déroge,
Au son muet des strophes
Qui s'effacent.
Il se love, en spirale
Le temps qui compte.
Les lettres minuscules
Que l'ont chuchotent
Dans le creux des grands bruits,
Se tarissent
Dans nos envies.
Se tarissent
Dans nos envies.