Je plonge mon désir plein de vapeur
A mon palais palpite cette ardeur,
Qui consume jusqu'au petit matin,
Nos étreintes maudites par les saints.
J'aspire le nuage qui se niche
Sous la terre fumante et secrète,
Où résonne ton écho qui aguiche,
Le torrent qui serpente et qui s'arrête.
Ta vallée, telle un désert humide,
Y dévale mon matin sirupeux,
Sève dans la lumière splendide,
Que font tes yeux.