Les sens de l'irrationel et du désir,
Avant de disparaître dans le sang des regrets
Se sont couchés sans m'avertir,
Dans l'abîme et dans le marais.
Mon galop tambourine ta chair,
Etourdis par les délices qu'offre l'alcove,
Se sont écrasés sur les rochers de la mer,
Pour se faire bercer par les requins fauves
Qui déchireront sans remords
Dans les profondeurs du temps qui passe,
La vérité morte née qui me mord.
Sans laisser de traces.
Alors, étouffé par le mensonge innavoué,
Les délices ensevelis sous notre peau,
Pousseront telles des ronces fleuris,
Sur mon tombeau.